samedi 27 juin 2009

FFVII AC Complete : I came more than 15 times !

En ce beau samedi de Juin, plutôt que d'aller me dorer la pilule après le boulot, je me suis décidé à faire 20 bornes en voiture sous un véritable cagnard pour dénicher ce satané Blu-Ray Disc (BRD hein) Final Fantasy VII Advent Children Complete. Après avoir fait choux blanc à Antibes et Cannes (sans vraiment comprendre pourquoi...), j'ai finalement trouvé l'objet de mes désirs (même si je possède déjà les éditions collector et limitée DVD) au Virgin de Nice, qui était en plus plutôt bien fourni en Saint Cloth Myth... à des prix imbattables, ho ho ho.

Bref, j'avais 16 piges quand Final Fantasy VII est sorti, j'étais fan du système de jeu, des personnages, de l'histoire, blablabla... ce qui fait que j'ai plutôt bien accueilli la réunion que proposait, près de 8 ans plus tard, la séquelle en image de synthèse Final Fantasy VII Advent Children (une des pièces du projet Compilation of Final Fantasy VII, que je ne développerai pas plus ici). Malgré un scénario sans grande originalité, ce fut pour moi un véritable plaisir de retrouver la bande à Cloud et les Turks pour une nouvelle aventure dans les ruines de Midgard.

Mais revenons à cette version Complete proposée sur BRD. Je ne m'attarderai pas sur l'aspect technique du support, vu que d'une je mate ça à partir de la PlayStation 3 sur une Trinitron 56 cm (oui oui, je sais, bouh, mais j'men fous, na), de deux je préfère discutailler de l'oeuvre en elle-même plutôt que de la qualité d'image ou du son ou la place totale occupée sur le disque. D'une durée de 2h06' (contre 1h40' pour la première version de 2005), FFVII ACC propose donc près de 26' supplémentaires in-movie (comprendre par là que ces 26' ne comprennent pas 10' de génériques final en rab), quelques scènes entièrement refaites, et aussi et surtout une chose qui faisait défaut à l'ancienne version, laissant transparaître une certaine forme d'autocensure : des blessures ! N'avez-vous jamais trouvé bizarre de voir Tseng et Elena sans le moindre trauma lors de leur retour, alors qu'ils sont supposés avoir été torturés à mort par le gang de Kadaj ? FFVII ACC corrige donc cela, tout en ponctuant de manière sanglante le combat Cloud-Sephiroth.

Mais et ces 26' supplémentaires alors, en valent-elles vraiment la peine ? Bien évidemment, on pouvait s'en douter, 26' en rab ne signifient pas forcément 26' pasionnantes : beaucoup de blabla pas franchement indispensable, des scènes de fight rallongeant les combats de manière un peu artificielle... MAIS. Si quelques rajouts se veulent "compléter" (à juste titre) des séquences d'époque dont certaines pas forcément logiques (par exemple, comment Reno et Rude se retrouvent devant Cloud, Yazoo et Loz lors de la poursuite sur l'autoroute ?), d'autres s'avèrent relativement intéressants, comme la rencontre entre Cloud et Denzel... mais aussi et surtout les réminescences de Cloud sur Zack, plutôt anecdotique dans la première version, soulignant d'une manière aussi belle que tragique l'influence qu'a eu sur lui ce fameux Soldat de Première Classe qui fut son compagnon d'infortune mais non moins ami. Ne serait-ce que pour ces quelques scènes qui toucheront à coup sûr le fan là où il faut, FFVII ACC mérite d'être vu. Toutefois, je me dois de dire qu'à de rares moments, la transition entre anciennes et nouvelles séquences ne se fait pas de manière "fluide". C'est à dire qu'on a une brève coupure de 2-3 secondes avec écran noir, comme si nous visionnions en lecture continue les scènes coupées. Mais ce n'est au final pas bien grave.

Un dernier mot sur la version français (si j'en parle, c'est parce que je la trouve particulièrement réussie) : je ne saurais être catégorique vu que je n'en ai vu que la moitié en VF (l'autre en VJ, of course), mais il me semble bien que toutes les voix ont été conservées pour le doublage des 26' supplémentaires. Par contre, probablement par soucis de cohérence, certaines scènes ont du être redoublées intégralement, comme la première rencontre entre Cloud et Rufus Shinra.

Au final, un achat que je conseille vivement à tous les fans. Je jetterai demain un oeil aux suppléments, qui proposent du matériel inédit vis à vis des précédentes éditions, notamment un épisode OAV axé sur Denzel.

jeudi 25 juin 2009

Dragon Ball ~ Le manga de légende #24


Pour ce numéro 24 sorti hier en kiosque, Hachette et NAKAZAWA Hiroyuki nous proposent une figurine très attendue : Gokû sous sa forme Super Saiyan 3, tel qu'il apparaît pour la première fois face à Majin Boo & Babidi dans le tome 40 du manga.

D'une hauteur de 10 cm, celle-ci s'inscrit dans la lignée des précédentes réalisations du mouleur, avec un nombre impressionnant de détails sans que la taille réduite ne gâche quoi que ce soit. Plis du dôgi, nuance de couleurs, musculature, tout est fait pour que ce "gashapon-like" soit le plus fidèle possible à son modèle. Mention spéciale au rendu des cheveux, dont les mèches ont été partiulièrement soignées pour ne pas trahir cette apparence. Néanmoins, et même s'il s'agit d'une nouvelle réussite qui n'a pas à rougir face aux gashapons japonais, je note quand même quelques petits trucs qui lui font rater la plus haute marche du podium :
- Les pieds pour surélever Gokû et donner l'impression qu'il flotte. Ceux-ci auraient gagné à être transparents, pour un maximum de discrétion
- La tige maintenant la touffe de cheveux arrière, pas des plus esthétiques
- L'auréole, qui contrairement à ce que je croyais est bien fixée à une mèche par une toute petite tige, et non pas directement
- Enfin, l'éternel problème de la bouche quasi-invisible

Dans 2 semaines : Majin Boo sous sa forme maléfique originelle !

mercredi 17 juin 2009

Fullmetal Alchemist - Brotherhood arrive sur support vidéo

C'est donc le 26 Août que sortira, au Japon, le premier volume de Fullmetal Alchemist - Brotherhood, à la fois en DVD et Blu-Ray Disc. Chaque support aura droit à sa Limited Edition (bien que commune).

Contenu détaillé (édition limitée) :
- Jaquette illustrée par KANNO Hiroki (voir ci-contre)
- Episodes 1 et 2 de la série
- "Mômoku no Renkinjutsushi" (The Blind Alchemist) : OAV adaptant la courte histoire dessinée par ARAKAWA Hiromu pour le guide-book du manga
- "Hagaren 4-frames theater" : adaptation animée des fameux gags en 4 cases de l'auteur
- "Eye-catch card" : carte(s) reprenant les eye-catches des 2 premiers épisodes
- "Alchemist's Log" : livret de 16 pages sur la production de la série
- "Box Rouge" (en français dans le texte) : coffret aux couleurs d'Edward Elric, spécialement illustré par ARAKAWA Hiromu et destiné à accueillir les 4 premiers volumes vidéo

Le moins qu'on puisse dire, c'est que les japonais mettent le paquet pour cette nouvelle série. Espérons que Dybex en fasse de même ici, parce qu'elle le mérite bien.

jeudi 28 mai 2009

Dragon Ball par Hachette : c'en est où ?

Rappelez-vous, en Décembre dernier, je vous parlais de la dernière collection kiosque d'Hachette, intitulée Dragon Ball ~ Le manga de légende (The Legend of Manga). proposant à chaque quinzaine du mois un fascicule + une figurine inédite. A l'époque, 10 numéros étaient sortis.

Et aujourd'hui, nous en sommes déjà au 22ème sur les 50 de prévus ! C'est le mythique présentateur du Tenka-ichi Budôkai qui est à l'honneur, dans une pose tirée de la 21ème édition (et toute première dans le manga) du célèbre tournoi ! Une nouvelle réussite pour le mouleur Nakazawa Hiroyuki, qui retranscrit à la quasi-perfection, et ce malgré la taille réduite, toute la classe, tout le professionnalisme et tout l'enthousiasme d'un personnage assez peu représenté en figurine, et qui est pourtant considéré par beaucoup comme le témoin humain des aventures de la bande à Gokû. Comme vous le voyez, le prochain à venir dans 15 jours sera un autre personnage emblématique des premiers chapitres de Dragon Ball, à savoir Jacky Chun ! Mais je vous en parlerai le moment venu.

Se concentrant exclusivement sur la version manga, le fascicule lui est toujours de très bonne qualité, avec des textes directement écrits au Japon par Shueisha et traduits en français en gardant les noms mis en place dans l'édition de luxe du manga. On y trouve aussi de nombreuses illustrations de Toriyama-sama (tirées de l'art-book Daizenshû Complete Illustrations), mais aussi, au gré des textes, des planches du manga dont certaines en couleur (venant de la Kanzenban / Perfect Edition).

Enfin, ce qui est pour moi le plus intéressant car un peu plus inédit : le commentaire du mouleur sur la figurine du numéro, (qui fait un peu office de making-of) et surtout la section "L'univers d'Akira Toriyama". Y sont dévoilées diverses inspirations du Maître (saviez vous qu'il aurait bien appelé la mère de Bulma "Panchii" ?), ainsi qu'un free-talk où il révèle lui-même un certain nombre d'anecdotes sur ses méthodes de travail et ses passions. Très intéressant à lire.



Au niveau des figurines déjà éditées, il y a du bon et du moins bon (principalement le syndrome "bouche fermée donc invisible", qui gâche un peu la sculpture générale qui est elle toujours maitrisée), mais globalement, elles restent d'un excellent niveau et tiennent largement tête aux derniers Gashapons. Mes préférées sont le Gokû Genkidama, le Cell corps parfait et le Krilin Kienzan. Celle que j'attends plus particulièrement est Piccolo Daimaô, qui risque de poutrer sévère si c'est la pose à laquelle je pense.

mardi 26 mai 2009

Dragon Ball et l'Europe, une affaire qui roule

L'absorption d'Atari par Bandai est-elle à ce point bénéfique pour le vieux continent ? C'est une question qu'on peut commencer à se poser, avec les 3 communiqués officiels successivement postés sur le site NAMCO BANDAI Games Europe et annonçant l'arrivée prochaine (automne 2009) sur notre territoire des 3 nouveaux jeux-vidéo tirés de l'univers Dragon Ball : Dragon Ball Kai Saiyajin Raishû (DS), Dragon Ball Tenka-ichi Daibôken (Wii), et Dragon Ball Raging Blast (PS3 & 360). Rappelons que si cette annonce n'a rien d'extraordinaire pour l'opus DS (celui-ci étant déjà disponible au Japon), les deux autres n'ont en revanche été dévoilés qu'il y a quelques jours à peine au Japon, dans le dernier numéro du V-Jump !

Dragon Ball Kai Saiyajin Raishû devient chez nous Dragon Ball Z : Attack of the Saiyans. Un RPG plutôt bien fichu et sympa à jouer (du moins le peu que je l'ai essayé), qui s'étale du 23ème Tenka-ichi Budôkai au combat contre Vegeta et Nappa. Un des points forts du jeu, outre l'aspect RPG qui fait ici un retour fracassant dans la licence : les personnages "terriens" ne sont pas (plus) les éternels laissés pour compte.

Dragon Ball Tenka-ichi Daibôken (voir ici) est quand à lui adapté en Dragon Ball : Revenge of King Piccolo. Bandai Namco Games promet des sensations uniques aux fans, avec ce premier DB exclusif à la Wii de Nintendo. Mélangeant action et aventure en trois dimensions, le joueur incarnera Gokû petit pour une histoire qui couvrira les arcs Red Ribbon et Piccolo Daimaô de la saga. L'humour si caractéristique du manga répondra présent, et les voix et musiques originales japonaises (de l'animé ?) seront conservées pour une immersion totale. Pour garantir encore plus cette authenticité, un grand soin sera apporté au design, pour qu'il soit le plus fidèle possibe à celui de Tori-sama. En plus du mode Story (où le joueur pourra, au gré de sa progression, revenir en arrière pour débloquer des éléments), un mode VS sera dévérouillable, avec les personnages précedemment gagnés. En gros et comme je l'ai dit précédemment, il s'agit d'un Dragon Ball Advanced Adventure (GBA) à la sauce Wii... et donc, ça promet énormément.

Enfin, Dragon Ball Raging Blast est présenté comme l'évolution des Sparking! (Budôkai Tenkaichi) sur consoles next-gen. Au sommaire : des graphismes encore plus détaillés (notamment les expressions faciales), des environnements toujours plus destructibles, et un nouveau mouvement baptisé Super Rising, qui donnera lieu à de nouvelles possibilités durant le combat, comme apparemment et sauf erreur de traduction, le catapultage vers l'adversaire. Le tout en haute-définition et 60fps.

Source : NAMCO BANDAI Games Europe

lundi 25 mai 2009

Dragon Ball (more), aussi complet que parfait

Dire que l'ombre de Dragon Ball a toujours plané sur les étalages français de manga est un doux euphémisme. Une première édition dès 1993 (42 tomes), une deuxième en tome double dans la foulée (21 volumes), une troisième "de luxe" (21 coffrets de 2 tomes), et une multitude de version kiosque (84 numéros chacune) en font le manga le plus réédité à ce jour dans l'hexagone par Glénat. Mais voilà, aucune n'est réellement parfaite. Après tout, c'est quoi-t-il donc qu'une édition de manga qu'on peut pompeusement qualifier de "parfaite" ?

Bien évidemment, il faut se tourner du côté des japonais pour avoir une réponse, avec leurs différents type d'éditions : tankôbon 「単行本」 (édition classique, la première à voir le jour si la prépublication dans les mangazasshi* est synonyme de succès), Bunkoban 「文庫版」 (édition de poche, plus petite que la précédente mais plus épaisse en terme de pages par tomes), Aizôban 「愛蔵版」 (édition de luxe, plus grande et plus épaisse que la classique, avec des pages de meilleure qualité et une couverture en carton dur), et enfin Kanzenban 「完全版」 (édition complète / parfaite / intégrale), ultime consécration des oeuvres immensément populaires.

Voilà pourquoi la Kazenban de Dragon Ball arrive dès Décembre 2002 au Japon, pour une sortie qui s'étale jusqu'en Avril 2004. Mais pour quelles raisons peut-on la qualifier "d'édition parfaite" ?
- Un format plus grand que les tankôbon classique : 14,5x21cm contre 11x17cm
- Des tomes plus épais en terme de page : 34 volumes au total, contre 42
- Un papier plus épais pour une meilleure qualité d'impression
- La réintégration de toutes les pages prépubliées à l'époque en couleur dans le Weekly Shônen Jump
- La réintégration de toutes les frontispieces (illustration de début de chapitre) d'époque
- Pour chacun des tomes, une couverture inédite de Toriyama Akira

Bien évidemment, c'est celle-ci que tous les fans français attendaient, bien plus que l'édition de luxe en coffret qui sortait au même moment et bloquait donc par conséquent, et pour quelques années, tout espoir de voir ces tomes parfaits débarquer. Nous sommes en Août 2008, le dernier coffret de luxe paraît et il ne faudra pas attendre longtemps pour que Glénat annonce l'arrivée de la Perfect Edition, dont la sortie du premier tome est fixée à Février 2009. Les fans sont heureux, mais aussi inquiets. L'éditeur ayant souvent déçu par le passé, il n'a pas droit à l'erreur cette fois...

...et il en est conscient. Le tome 1 sort plus ou moins à l'heure, dans une très bonne qualité d'édition. Que ce soit le respect du format de la version japonaise, la traduction (encore plus affinée, avec de nombreuses mais discrètes annotations pour justifier les choix d'adaptation), le lettrage, la qualité du papier et celle d'impression, tout est bien "parfait"... ou presque. Car en mode chieur ultime, on pourrait pointer du doigt la perte de l'aspect crayonné sur la couverture carton sous la jaquette, ou encore l'erreur d'impression sur une case où apparaît non pas la version française mais néerlandaise, imprimée en parallèle. Qu'importe, ces soucis sont mineurs compte-tenu du plaisir pris à découvrir cette édition. Car de part son format supérieur et ses pages couleurs (précédemment en niveau de gris), c'est une véritable redécouverte de l'univers Dragon Ball qui s'offre au lecteur, avec de nombreux détails auparavant imperceptibles, parce que format trop petit et piètre qualité d'impression. Ca peut sembler incroyable mais ce qui m'a le plus frappé lors de la lecture du premier tome, c'est la beauté des dessins. Je ne m'étais jamais rendu compte à quel point le début du manga était "beau".

Ne reste plus qu'à attendre la suite (un tome tous les deux mois en théorie), qu'on espère aussi bonne... mais aussi les Perfect Edition de Dr Slump et Rurôni Kenshin, qui arriveront en fin d'année, toujours chez Glénat. Rien chez Kana par contre, et pourtant ce ne sont pas les oeuvres potentiellement perfectibles qui manquent chez eux (Saint Seiya, Yû Yû Hakusho, Slam Dunk, Shaman King).

*mangazasshi (mangashi en abrégé) : magazine périodique (hebdomadaire, bimensuel, mensuel) prépubliant les chapitres d'un manga.

dimanche 24 mai 2009

Dragon Ball (again) : nouvel habillage pour les tankôbon

Décidément, 2009 est une année où Dragon Ball est synonyme de rentabilité dans tous les médias. Après le bon nanar de James Wong et le pseudo-nouvel animé Dragon Ball Kai (lire l'article un peu plus bas), voilà que les tankôbon* Dragon Ball (les 42 tomes originaux de la collection Shueisha Jump Comics, donc on attendait impatiemment chaque nouvelle sortie à la boutique spé du coin il y a plus de 15 ans) reviennent sur le devant de la scène au Japon, bénéficiant d'un retirage. Ben oui, bandes de vieillards aigris et égoïstes, pensez un peu à tous ces nouveaux fans débévolukaliens qui n'ont pas eu la chance de découvrir l'oeuvre originale à l'époque.

Tout comme DB Kai pour DBZ, ce retirage (et non pas "nouvelle édition" hein, attention où je me fâche !) a la prétention de remettre au goût du jour un des principaux supports de l'oeuvre, en modifiant le design général de la jaquette. Si l'illustration de première de couverture a été conservée telle qu'elle, le mythique logo qui a bercé toute une génération a laissé place aux imposantes initiales DB, imprimées dans un vert-fluo d'un goût des plus douteux. Enfin, peut-être suis-je trop vieux pour en discerner le côté "fashion" qui justement éclairera les plus jeunes... Autre changement : la tranche des tomes. Toriyama Akira a en effet dessiné une toute nouvelle frise spécialement pour ce retirage. Evidemment, loin de moi l'idée de penser qu'il s'agit ni plus ni moins d'un argument purement commerciale de Shueisha visant à appâter les "anciens" fans possédant déjà les tankôbon d'époque et Kanzenban.

Pour conclure cette brève, sachez que *toussote* l'évènement sera célébré dans la quasi-totalité des librairies japonaises, où les acheteurs se verront remettre... tadam, une carte originale ! Il s'agit d'une promo Data Carddass DB Kai Dragon Battlers, cinquième génération des DCD de Bandai, représentant Gohan à l'époque du combat contre les Saiyans. Et pour être totalement honnête, c'est le seul produit qui m'intéresse ici.

*tankôbon = édition des chapitres d'un manga en tomes reliés

Source de l'info : Kanzentai, Mangamyth
Image : DBZcollection
Traduction : moi-même

samedi 23 mai 2009

Fullmetal Alchemist - Brotherhood : là par contre, c'est du neuf

(Ouéééééé autre chose que du Dragon Ball !!!!!!)

Avant toute chose, je dois dire que Hagane no Renkinjutsushi 「鋼の錬金術師」 est ma série coup de "ouaaaa" de ces dernières années, aussi bien l'animé (diffusé sur Canal+ et édité en DVD par Dybex) que le manga créé par la farfelue Arakawa Hiromu et traduit en français par Kurokawa (et non Kurukawa, erreur que j'ai souvent faite, traumatisme Saint Seiya inside). Cette quête fraternelle à la destinée brisé par la transgression d'un tabou visant à ressusciter un être cher avait en effet tout pour me plaire, et je ne pouvais que me réjouir lorsque fut annoncé officiellement la mise en chantier d'un nouvel animé lors de la sortie du 20ème tome du manga, même si Mizushina Seiji et Aikawa Shô avaient déjà placé la barre TRES haut à l'époque, le premier en distillant savamment une ambiance dramatique au travers de sa mise en scène, le second en créant (à partir de la deuxième moitié de l'animé) une histoire originale rondement menée, passionnante et qui s'ancre parfaitement dans l'univers mis en place par Arakawa. Ce qui est quand même très rare pour un "filler". Evidemment, l'animé premier du nom ne serait pas aussi ce qu'il est sans le character-design fin et soigné d'Itô Yoshiyuki, et les compositions tantôt intriguantes, tantôt entrainantes, tantôt bouleversantes, signées Oshima Michiru.

Hagane no Renkinjutsushi - Fullmetal Alchemist, tel est le nom complet de ce nouvel animé qui a donc pris son envol le 5 Avril dernier au Japon... et quelques jours plus tard de manière officielle en France, sous le titre occidentalisé Fullmetal Alchemist - Brotherhood. Car oui, et c'est une première, la série est accessible en "webcast" sur la plateforme Dybex de Dailymotion. Une initiative qui nous permet donc de suive les épisodes à quelques jours de décalage avec leur diffusion japonaise, en VOSTF et de manière tout à fait légale, en attendant patiemment la future édition vidéo (dont le premier volume est prévu pour fin Août au Japon, en DVD et Blu Ray). Une heureuse entreprise, même si certains préfèreront parler de la taille et du format des épisodes, de la couleur et de la position des sous-titres, plutôt que de l'animé en lui-même. Ce que je ferai ici, bien sûr, parce que je sais apprécier ce qu'on m'offre.

Mais commençons par le commencement : qu'est-ce que Brotherhood ? Où plutôt quel est son intérêt, sachant que le premier animé (que j'appellerai FMA par la suite, gardez ça en tête) ne date que de 2003 ? Eh bien, là où celui-ci a divergé d'avec le support papier (à cause des délais de production des épisodes qui ont vite rattrapé la prépublication des chapitres dans le Monthly Shônen Gangan de Square-Enix), Brotherhood constituera une adaptation fidèle du manga d'Arakawa (qui est par ailleurs, et de l'aveu même de la mangaka, entré dans son dernier arc), comme le montre d'ailleurs le dépliant ci-contre inséré dans le tome 20. Ce respect se retrouve dès le début de l'opening, introduisant un personnage qui n'apparait pourtant que bien plus tard dans une intrigue où il a joué/jouera un rôle essentiel. Tout du moins bien plus important que dans FMA. Et pourtant, en dépis de cette volonté d'adapter fidèlement le manga, le premier épisode de Brotherhood est... un HS. Bon, un HS qui semble avoir été imaginé par Arakawa elle-même, puisqu'elle a au préalable dessiné le "nouveau" personnage y apparaissant, Isaac Mc Dougal, alias l'Alchimiste Freezer. Intéressant (malgré que son existence soit contre-nature), sans temps mort et plutôt bien réalisé, cette épisode a pourtant un défaut : celui de balancer comme un cheveux dans la soupe tous les personnages de la série. Alors certes, le fan se retrouvera en terrain connu, un espèce de "Coucou c'est nous, on est de retour !", mais le néophyte lui aura du mal à replacer tout ce petit monde.

Bien que toujours produit chez Bones, le staff technique de Brotherhood diffère de son aîné. Ce qui a tendance à inquiéter vu l'incroyable travail effectué quelques années auparavant. Aujourd'hui, après 6 épisodes "communs", le constat et le suivant : oui, même s'il faut reconnaître que Brotherhood semble parti pour être une "bonne" série, ce début souffre quand même un peu de la comparaison avec son prédécesseur. Le character-design tout d'abord, signé Kanno Hiroki, est plus fidèle au trait d'Arakawa mais paradoxalement moins beau que celui d'Itô, qui l'avait lui affiné. Cela se remarque surtout sur les personnages féminins (Trisha, Riza, Winry), qui étaient plus mignonnes avant. Ensuite vient la mise en scène, où le réalisateur Irie Yasuhiro nous fait comprendre qu'il ne souhaite pas s'attarder outre-mesure sur ce qui a déjà été fait (sans doute pour ne pas ennuyer les anciens avec une redite), tout en étant un peu obligé reprendre l'histoire depuis le début pour les néophytes. Avec un déroulement "accéléré" (les évènements de la mine de Youswell sont juste suggérés, et le 8ème épisode à venir correspond déjà aux épisodes 19-20 de FMA), la mise en scène est du coup moins poignante (on a moins le temps de s'attacher aux personnages, comme la petite Nina qui est ici expédiée en un seul épisode), voire même beaucoup plus légère puisque tous les gags distillés par Arakawa au gré des pages du manga sont cette-fois adaptés. Alors qu'une des forces de FMA, c'était justement son côté dramatique transcendé par de magnifiques thèmes musicaux. Composés par Senju Akira, les thèmes de Brotherhood, s'ils sont au demeurant réussis et en phase avec l'action, ne sont hélas pas du même niveau. On peine à trouver un thème à la puissance émotionnelle comparable à Bratja où à l'une de ses déclinaisons.

Cela étant, pouvions-nous nous attendre à autre chose sachant le degré de perfection atteint par FMA ? S'il est vrai que Brotherhood tend à souffrir de la comparaison avec son aîné, c'est un passage obligatoire pour atteindre son véritable intérêt qui est, je le rappelle, l'adaptation animée des chapitres inédits d'Arakawa. Personnellement, c'est avec grand plaisir que je retrouve les frères Elric pour cette "nouvelle" aventure, d'autant plus qu'il subsiste quelques petites différences au sein des épisodes communs, afin de minimiser l'aspect "redite". Qui plus est, il a suffit d'une fois pour que je devienne totalement fan des génériques : Again de Yui (opening) et Uso de Sid (ending). La réalisation un peu atypique de ce dernier rappelle d'ailleurs les "strips" comiques d'Arakawa, qu'on trouve habituellement en fin de tome. Une cinquantaine d'épisode semblent prévus au total, espérons que l'animé puisse cette fois adapter l'intégralité du manga (sous-entendu : gageons que la mangaka termine "rapidemment" son oeuvre de manière à ne pas générer des problème de délais).

Quoi qu'il en soit, Dybex et Bones nous font là un joli cadeau qu'il convient d'apprécier à sa juste valeur !

vendredi 22 mai 2009

Dragon Ball Tenka-ichi Daibôken : epic Wiin !

(*Grogne* non non, je vous promets qu'il s'agit d'un blog généraliste et pas seulement dédié à Dragon Ball *Grogne*)

La nouvelle est tombée il y quelques jours : deux nouveaux Dragon Ball sont prévus sur console cette année. Même s'il m'intéresse, je ferai ici l'impasse sur le premier (Dragon Ball Raging Blast, un Sparking!-like prévu sur PS3 et 360) pour me concentrer sur LA bonne surprise : Dragon Ball Tenka-ichi Daibôken 「ドラゴンボール天下一大冒険」 (Dragon Ball : la quête du n°1 mondial), le premier DB original a être développé sur... Wii ! Sortie fixée pour l'instant à l'été 2009... au Japon bien sûr.

Hum, pourquoi parler de l'un et non de l'autre ? Parce qu'à vrai dire, après 7 épisodes sur PS2 (je n'ai pris ni Infinite World, ni Beurk Limited sur PS3) et 2 sur PSP (devinez donc lequel je n'ai pas acheté !), je fais un peu une overdose aux jeux de baston tirés de l'univers DB. A l'image de Dragon Ball Origins et Dragon Ball Kai - Saiyajin Raishû sur DS, ce Tenka-ichi Daibôken s'annonce donc comme une bouffée d'air frais dans un monde de brute, puisqu' il s'agit visiblement d'un Dragon Ball Advanced Adventure à la puissance Wii. Et je l'avais plutôt apprécié, celui-là. Même si extrêmement court, j'avais passé un très bon moment dessus.


En gros, ce DBTD sera un jeu de plateforme-action à scrolling horizontal, avec bien sûr des phases de combat. A priori, le jeu couvrira la quasi-totalité de la saga Dragon Ball... enfin... non, avec la disparition prochaine de l'appellation Dragon Ball Z, on peut plus vraiment parler ainsi. Disons donc que le jeu semble aller jusqu'à Piccolo Daimaô, donc qu'il couvrira les exploits de Gokû petit (ce qui semble donc exclure le 23ème Tenkai-ichi Budôkai où il affrontera Majunior avec un physique d'adolescent).



En tout cas les graphismes s'annonce plutôt jolis (je fais ici volontairement abstraction de l'aliasing, qui ne m'a jamais vraiment gêné), et surtout, mention spéciale à la modélisation des personnages lors des (supposées) cinématiques ! De mémoire, j'ai rarement vu des visages aussi fidèles aux originaux !



Avec la mise en chantier de Fullmetal Alchemist - Prince of the Dawn et l'arrivée prochaine en Europe de Tatsunoko vs Capcom - Ultimate Allstars (sous-titre occidental apparemment), nul doute que la Wii va (encore plus) cartonner ! Ne me reste plus qu'à attendre l'annonce officielle de la sortie de Saiyajin Raishû chez nous (que bizaremment, je ne sens pas du tout...), pour que je me prenne une DS.

Source des images : Mangamyth
Traduction et édition : moi-même

jeudi 21 mai 2009

Dragon Ball Kai, ou comment faire du vieux avec du vieux

Après avoir écorché la légende de Saint Seiya en produisant des OAV au rabais, la jadis prestigieuse Tôei Animation s'attaque au mythe Dragon Ball avec une nouvelle version de la saga Z, prétendant dépoussiérer l'original, nommée Dragon Ball Kai 「ドラゴンボール改」. Chouette dirons-nous, un Dragon Ball nouvelle génération avec un design modernisé, type intro des Budôkai 2 & 3 ou encore l'épisode spécial produit pour les 40ans du Shônen Jump et présenté un peu plus bas... ?

Epic fail. Chez Tôei Animation, c'est profit avant tout. Pourquoi faire péter le budget et produire un remake intégral alors que Dragon Ball, de part son statut quasi-acquis d'oeuvre intemporelle, est toujours aussi populaire au Japon ? Voilà pourquoi ce "renouveau" (qui est l'une des traductions possibles du Kai 「改」 dans le titre) n'est basé sur rien d'autre qu'un simple réhaussage de l'ancienne série, rédoublée pour l'occasion (avec toutes les seiyû encore vivantes de nos jours, eh oui, ça fait 20 ans quand même mine de rien...), upgradée à la HD (sans commentaire là dessus vu mes connaissances rudimentaires, mais d'après certains connaisseurs, le résultat est assez mauvais) et expurgée de toutes les séquences "inédites dans manga" (dans notre jargon, on appelle ça des "fillers", rajoutés pour permettre au mangaka de prendre de l'avance sur sa version papier"). A la digestion de ce régime drastique, 100 épisodes prétendus "flambant neufs".

Rien qu'avec ces quelques éléments, certains fans de la première heure ont de quoi grincer des dents. Pourquoi se limiter à cette démarche sachant tout l'argent que leur a rapporté (et leur rapporte encore) la licence après plus de 20 ans d'exploitation ? Pourquoi ne pas avoir profité du 20ème anniversaire de Dragon Ball Z pour lancer un véritable remake intégral en bonne et due forme, plutôt que du déjà vu ? Profit, rappelez-vous, investir le minimum pour en recolter le maximum. Cela me rappelle Bandai, qui s'est retiré du sponsoring de Saint Seiya pour les 3 dernières séries d'OAV, mais qui en parallèle a poursuivi l'exploitation des personnages y apparaissant pour leur gamme de figurine Myth Cloth. Epic win.

Mais revenons-en à nos moutons. Les principaux intérêts de Dragon Ball Kai sont l'upgrade à la HD (qui n'a pas l'air d'en être des plus réussis, je le rappelle) et une version que j'appelerai "manga's cut", où on n'a pas à suivre, par exemple, les périgrénations d'un Gokû sur la route du Serpent où encore les tribulations d'une Bulma esseulée sur Namek, successivement en proie à des dinosaures terrestres (...), poulpes géants et autres craupauds body-changeurs. Why not, ça évite ainsi aux gros fainéants d'utiliser la fonction "avance rapide" de leur télécommande en regardant un épisode de Dragon Ball Z. Là où par contre ça devient un peu plus problèmatique, c'est au niveau de... la censure ! Rappelez-vous la séquence "sanglante" durant laquelle Piccolo transperce Raditz et Gokû avec l'attaque de l'aiguille magique*. Eh oui, dans Dragon Ball Kai, les éclaboussures de sang ont disparu ! De même que le "trou" dans leur ventre, la plaie suitante laissant place à une vulgaire trace de brûlure ! On croit rêver... même s'il reste une infime possibilité pour que la version DVD/Blu Ray soit décensurée, ce dont personnellement je doute vu la cible de ce "renouveau" et l'évolution des mentalités nippones, qui semblent de plus en plus s'adapter au marché occidental en vu de l'exportation de leurs oeuvres.

Autre problème directement lié à l'utilisation du matériel d'origine : le manque de cohérence au niveau design. Si le début est épargné du fait de sa relative homogénéité, comment rester crédible en mixant du Yamamuro (best ever... enfin après Nakatsuru-san) avec du Uchiyama (worst ever) période Cell ? Imaginez voir coexister au sein d'un même épisode de Kai, des bouts des épisodes 185 (transformation de Gohan en Super Saiyan 2, par Yamamuro-san) et 186 de Z (par Uchiyama). Aussi grossier que ridicule... Ce qui était acceptable à l'époque (et encore, personnellement je ne me suis jamais fait à ces variations de style inter-épisodes) ne l'est pas forcément aujourd'hui. Je suis curieux de voir comment Tôei va gérer à ce niveau-là, tout en étant malgré tout convaincu de rire un bon coup devant le résultat final.

Enfin, dernier (promis pour les fans) soucis de ce Dragon Ball Kai : les nouvelles compositions musicales. Insipides, artificielles, sans âme, elles ne véhiculent pas grand chose si ce n'est une banalité affligeante. C'est du même tonneau que les jeux-vidéo Budôkai... et ça tombe bien, c'est du même compositeur, Yamamoto Kenji. Tout en n'étant pas aussi épiques que les créations de Yokoyama Seiji pour Saint Seiya, celles de Kikuchi Shunsuke pour DBZ avaient au moins le mérite de transcender l'action et potentialiser l'émotion quand il le fallait. Dans le cas de Dragon Ball Kai, aucun thème ne se détache du lot, c'est plat.

Au final, Dragon Ball Kai a-t-il au moins quelque chose pour satisfaire un vieux fan ? Oui, on va dire les génériques** et eye-catches, réalisés/dessinés dans un style moderne qui nous en met plein les mirettes. On se contente donc de ce peu-là... même si paradoxalement, leur réalisation contraste tellement avec le contenu des épisodes qu'en voyant ce qui aurait pu être fait, on en ressort d'autant plus blasé d'avoir le plat de résistance du "renouveau" au rabais.

Triste constat et gros coup de "bouuuu", sachant que l'appellation Dragon Ball Z est semble-t-elle vouée à disparaître définitivement du marché japonais dans les prochains mois, pour ne laisser place qu'à son pâle substitut Dragon Ball Kai... Mais je laisse le mot de la fin aux strips réalisés par Gogeta-jr :



*Il fallait bien sûr comprendre le Makankôsappô
**Etrangement, Kageyama Hironobu n'a pas été rappelé (?) pour les interpréter, lui qui est (était ?) pourtant présent jusqu'aux chansons introduisants les jeux-vidéo. Ce qui tend à montrer que le public-cible à définitivement changé.

NB - Evidemment, c'est peut-être sévère pour à peine 7 épisodes diffusés. Mais justement, faut pas croire, je continue à suivre dans l'espoir utopique de voir de nettes améliorations :)