En ce beau samedi de Juin, plutôt que d'aller me dorer la pilule après le boulot, je me suis décidé à faire 20 bornes en voiture sous un véritable cagnard pour dénicher ce satané Blu-Ray Disc (BRD hein) Final Fantasy VII Advent Children Complete. Après avoir fait choux blanc à Antibes et Cannes (sans vraiment comprendre pourquoi...), j'ai finalement trouvé l'objet de mes désirs (même si je possède déjà les éditions collector et limitée DVD) au Virgin de Nice, qui était en plus plutôt bien fourni en Saint Cloth Myth... à des prix imbattables, ho ho ho.Bref, j'avais 16 piges quand Final Fantasy VII est sorti, j'étais fan du système de jeu, des personnages, de l'histoire, blablabla... ce qui fait que j'ai plutôt bien accueilli la réunion que proposait, près de 8 ans plus tard, la séquelle en image de synthèse Final Fantasy VII Advent Children (une des pièces du projet Compilation of Final Fantasy VII, que je ne développerai pas plus ici). Malgré un scénario sans grande originalité, ce fut pour moi un véritable plaisir de retrouver la bande à Cloud et les Turks pour une nouvelle aventure dans les ruines de Midgard.
Mais revenons à cette version Complete proposée sur BRD. Je ne m'attarderai pas sur l'aspect technique du support, vu que d'une je mate ça à partir de la PlayStation 3 sur une Trinitron 56 cm (oui oui, je sais, bouh, mais j'men fous, na), de deux je préfère discutailler de l'oeuvre en elle-même plutôt que de la qualité d'image ou du son ou la place totale occupée sur le disque. D'une durée de 2h06' (contre 1h40' pour la première version de 2005), FFVII ACC propose donc près de 26' supplémentaires in-movie (comprendre par là que ces 26' ne comprennent pas 10' de génériques final en rab), quelques scènes entièrement refaites, et aussi et surtout une chose qui faisait défaut à l'ancienne version, laissant transparaître une certaine forme d'autocensure : des blessures ! N'avez-vous jamais trouvé bizarre de voir Tseng et Elena sans le moindre trauma lors de leur retour, alors qu'ils sont supposés avoir été torturés à mort par le gang de Kadaj ? FFVII ACC corrige donc cela, tout en ponctuant de manière sanglante le combat Cloud-Sephiroth.
Mais et ces 26' supplémentaires alors, en valent-elles vraiment la peine ? Bien évidemment, on pouvait s'en douter, 26' en rab ne signifient pas forcément 26' pasionnantes : beaucoup de blabla pas franchement indispensable, des scènes de fight rallongeant les combats de manière un peu artificielle... MAIS. Si quelques rajouts se veulent "compléter" (à juste titre) des séquences d'époque dont certaines pas forcément logiques (par exemple, comment Reno et Rude se retrouvent devant Cloud, Yazoo et Loz lors de la poursuite sur l'autoroute ?), d'autres s'avèrent relativement intéressants, comme la rencontre entre Cloud et Denzel... mais aussi et surtout les réminescences de Cloud sur Zack, plutôt anecdotique dans la première version, soulignant d'une manière aussi belle que tragique l'influence qu'a eu sur lui ce fameux Soldat de Première Classe qui fut son compagnon d'infortune mais non moins ami. Ne serait-ce que pour ces quelques scènes qui toucheront à coup sûr le fan là où il faut, FFVII ACC mérite d'être vu. Toutefois, je me dois de dire qu'à de rares moments, la transition entre anciennes et nouvelles séquences ne se fait pas de manière "fluide". C'est à dire qu'on a une brève coupure de 2-3 secondes avec écran noir, comme si nous visionnions en lecture continue les scènes coupées. Mais ce n'est au final pas bien grave.
Un dernier mot sur la version français (si j'en parle, c'est parce que je la trouve particulièrement réussie) : je ne saurais être catégorique vu que je n'en ai vu que la moitié en VF (l'autre en VJ, of course), mais il me semble bien que toutes les voix ont été conservées pour le doublage des 26' supplémentaires. Par contre, probablement par soucis de cohérence, certaines scènes ont du être redoublées intégralement, comme la première rencontre entre Cloud et Rufus Shinra.
Au final, un achat que je conseille vivement à tous les fans. Je jetterai demain un oeil aux suppléments, qui proposent du matériel inédit vis à vis des précédentes éditions, notamment un épisode OAV axé sur Denzel.



















